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Déposer plainte : les étapes

Plainte, main courante, avocat : ce que chaque démarche déclenche, et comment s'y préparer.

Déposer plainte, c'est poser un acte qui vous protège : faire reconnaître les violences, accéder à une aide adaptée et laisser une trace officielle qui pourra vous servir plus tard, même sans démarche immédiate.

Avant : documenter et se faire conseiller

Gardez une trace écrite des faits : dates, heures, témoins, nature des agissements. Avant tout dépôt de plainte, il est préférable de consulter un professionnel du droit afin d'évaluer la qualification juridique des faits, de vérifier qu'ils sont suffisamment établis et d'apprécier les éléments de preuve disponibles.

Plainte ou main courante ?

La plainte déclenche la saisine du procureur et peut entraîner une enquête et des poursuites. La main courante consiste simplement à faire consigner des faits dans un registre au commissariat ou à la gendarmerie : elle ne déclenche pas automatiquement d'enquête, mais peut être utile pour garder une trace officielle d'évènements répétés.

Ce qui se passe après

La plainte est transmise au procureur de la République, qui décide des suites à donner : ouvrir une enquête, engager des poursuites devant un tribunal, ou classer l'affaire sans suite. Ce n'est donc pas la personne qui porte plainte qui décide seule de la suite de la procédure — et retirer sa plainte n'arrête pas nécessairement la procédure.

Être accompagné·e

Vous pouvez être accompagné·e par un·e avocat·e partenaire de Restaure, une association d'aide aux victimes (France Victimes, 116 006) ou l'AVFT. Remplissez le questionnaire « Être accompagné·e » : nous vous mettons en relation.

  • plainte
  • main courante
  • procureur
  • avocat
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Pourquoi déposer plainte ?

Déposer plainte, c'est poser un acte qui vous protège : faire reconnaître les violences, accéder à une aide adaptée et laisser une trace officielle qui pourra vous servir plus tard, même sans démarche immédiate.

C'est aussi une façon d'empêcher que l'auteur recommence et de protéger d'autres personnes.

Et surtout, vous pouvez être accompagné·e : votre parole a du poids, et vous avez droit à être entendu·e et protégé·e.

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