(Ré)agir
Victime ou témoin de violence dans le secteur de la restauration ?
Vous êtes au bon endroit. Vous n'êtes pas seul·e : des professionnel·les peuvent vous accompagner à chaque étape. Votre parole compte, et vous avez le droit d'être entendu·e et protégé·e.
Tu as le droit à un environnement de travail sûr et respectueux
Ose en parler
Mets-toi en sécurité.
Tu n'es pas seul·e
Des ressources et des personnes sont là pour t'aider.
Agir, c'est possible
Chaque petit pas compte.
Que faire ?
Signaler (nouvelle fenêtre)
Figer votre témoignage de manière chiffrée auprès d'un tiers de confiance indépendant.
Être accompagné·e
Un·e avocat·e partenaire étudie votre situation et vous accompagne.
Raconter mon expérience
Décrivez ce que vous avez vécu : nous vous répondons avec un guide sur mesure.
Les cas concrets
Des situations réelles, ce qu'il est possible de faire, et vos droits.
Le violentomètre
Évaluer le danger et nommer ce qui relève ou non de violences.
S'évaluer
Vous managez une équipe ? Faites le point sur votre management juste.
Les 3 questions à se poser
Si oui à une de ces questions, la situation est problématique.
Étape 1 : Est-ce que cette situation serait acceptable si les rôles étaient inversés ?
Étape 2 : Est-ce que quelqu'un se sent mal à l'aise, humilié·e ou en insécurité ?
Étape 3 : Est-ce que ce comportement est « normalisé » (« C'est comme ça ici ») ?
Les bons réflexes
Les bons réflexes
L'essentiel est de ne pas rester seul et d'agir pour se protéger ou porter assistance.
Si tu es victime
Protège-toi : mets-toi en sécurité.
Parles-en : à une personne de confiance (collègue, ami·e, famille, professeur·e).
Signale : rapporte les faits par écrit à ton employeur, à un référent de ton équipe ou de ton établissement scolaire, ou aux contacts renseignés ci-dessous.
Garde des traces : note les dates, messages, témoignages.
Ne culpabilise pas : la responsabilité est toujours du côté de l'auteur·rice.Si tu es témoin
Ne banalise pas : montre ton soutien à la victime.
Interviens pour mettre fin à la situation (si c'est sans danger).
Encourage la victime à en parler ou à signaler : tu peux faire un constat de violence au travail.
L'outil
Le violentomètre, un outil pour évaluer le danger et prendre conscience de ce qui relève ou non de violences
Si tu te reconnais ou si tu es témoin d'agissements des zones orange ou rouge, sache que ce n'est pas normal. Il existe des recours et du soutien.
Zone verte
Ici, je peux m'épanouir
- Comportements respectueux (ex : feedback constructif).
Zone orange
Ça pose problème
- Attention ! Comportements à risque (ex : blagues sexistes, pression constante).
Zone rouge
Je suis en danger
- Danger (ex : violences physiques, harcèlement). Agis ou signale immédiatement !
Que faire si tu te reconnais dans la zone orange ou rouge ?
Étape 1 : Parles-en à une personne de confiance
Ne reste pas seul·e face à la situation. Parle-en à un·e collègue de confiance, un·e ami·e, un membre de ta famille. Exprimer ce que tu vis peut déjà t'aider à prendre du recul et à envisager des solutions.
Étape 2 : Note et documente les faits
Si tu en as la possibilité, garde une trace écrite des comportements problématiques : dates, heures, témoins éventuels, et nature des faits. Ces éléments peuvent être précieux si tu décides d'agir.
Étape 3 : Contacte ton ou ta manager et / ou le service RH (par écrit de préférence)
De préférence, signale la situation par e-mail afin de laisser une trace écrite. Tu es dans ton bon droit de signaler ce type de dysfonctionnements, et ton employeur a l'obligation légale d'assurer ta sécurité et ta santé au travail.
Étape 4 : Consulte un·e médecin
Si ton travail affecte ta santé physique ou mentale (fatigue extrême, anxiété, troubles du sommeil, douleurs chroniques, burn-out...), parler à un·e médecin peut t'aider à évaluer la situation. Il·elle peut établir un arrêt de travail, t'orienter vers un·e psychologue ou attester des impacts de ces violences.
Étape 5 : Tourne-toi vers des instances spécialisées
Inspection du travail au 08 06 000 126 (service public d'information sur le droit du travail). Syndicats de la restauration qui peuvent t'informer et te défendre. Associations contre le harcèlement et les violences au travail, comme l'AVFT (Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail).
Étape 6 : Si tu es victime de violences physiques, de harcèlement ou d'agressions
Appelle le 116 006 (France Victimes) pour écoute, soutien et orientation. Contacte les services de police ou de gendarmerie pour signaler les faits. Saisis la justice : si tu souhaites porter plainte, tu peux être accompagné·e par un·e avocat·e partenaire en remplissant le formulaire « Je souhaite être accompagné·e ».
Étape 7 : Ne te mets pas en danger
Si tu es dans un environnement toxique ou violent, ton bien-être et ta sécurité sont prioritaires. Si tu sens que la situation devient insoutenable, envisage de partir et de chercher un cadre de travail plus respectueux.
Signaler
Signaler une violence ou un comportement abusif
Vous avez été victime ou témoin de violences (harcèlement, sexisme, discriminations, agressions) dans le milieu de la restauration ?
Pour garantir votre sécurité et la stricte confidentialité de votre récit, le mouvement Restaure s'associe à WeBlame, une plateforme citoyenne et un tiers de confiance indépendant. En cliquant sur le bouton ci-dessous, vous serez redirigé·e vers un espace ultra-sécurisé où vous pourrez :
- Figer votre témoignage de manière 100 % chiffrée.
- Découvrir si d'autres personnes ont ou vont signaler le même établissement ou la même personne, afin de briser l'isolement et d'organiser la preuve collective.

Pourquoi déposer plainte ?
Étape 1 : Oser se faire accompagner juridiquement : pourquoi c'est important
Subir des violences, du harcèlement ou des pressions n'est jamais normal. En parler et se faire accompagner est une première étape essentielle. Consulter un avocat ou un juriste ne signifie pas forcément engager immédiatement une procédure. Cela permet d'abord de comprendre vos droits, d'évaluer les options possibles et de décider, en toute connaissance de cause, de la suite à donner. • Clarifier la qualification des faits • Identifier les preuves utiles • Connaître les mesures de protection possibles • Sécuriser votre démarche
Étape 2 : Que faire si vous êtes victime de harcèlement ou de pressions au travail ?
Déposer plainte ou signaler des faits peut avoir un impact réel. Cela permet à la justice d'être informée et, si nécessaire, d'ouvrir une enquête. Signaler des violences ne concerne pas uniquement votre situation personnelle. Cela peut aussi empêcher que l'auteur ne recommence et protéger d'autres personnes. Beaucoup de comportements violents ou abusifs se répètent tant qu'ils ne sont pas signalés. Votre parole peut contribuer à faire évoluer les pratiques, à responsabiliser les auteurs et à rendre les environnements de travail plus sûrs.
Étape 3 : Vous n'êtes pas seul·e
Se faire accompagner, c'est reprendre du pouvoir sur la situation ! C'est transformer un vécu subi en une démarche réfléchie, encadrée et protégée. Si vous hésitez, un premier échange avec un professionnel du droit peut déjà vous aider à y voir plus clair.
Cas concrets
Exemples de situations inacceptables
Ces cas pratiques ont été rédigés à partir de témoignages recueillis, avec l'aide d'avocats pénalistes. Les situations décrites ne sont ni normales ni acceptables !
Urgences
Les numéros à connaître
- Appeler17
Police et gendarmerie — en cas d'urgence.
- Appeler114
Pour les personnes sourdes, malentendantes, aphasiques, dysphasiques.
- Appeler3919
Violences Femmes Info — numéro d'écoute national, anonyme et gratuit.
- Appeler116 006
France Victimes — écoute, soutien et orientation.
- Appeler08 06 000 126
Inspection du travail — service public d'information sur le droit du travail.
